Par fafaragorn
Vendredi 18 septembre 2009
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19:46

Il faut tout d'abord saluer le travail d'historien, et les énormes efforts consentis par l'auteur pour se documenter et se mettre littéralement dans "la peau
d'Hitler" pour écrise sa biographie: ça ne doit pas être facile ni même recommander, d'ailleurs Schmitt le dit lui-même dans son journal situé en fin de bouquin.
En ce qui concerne ce qui aurait pu arriver si Adolf Hitler avait été reçu dans l'académie de peintures de Vienne, il y a du bon et du moins bon. Mais il faut évidemment ne pas oublier que l'auteur
refait l'histoire à sa façon, et que donc il est normal que nous ne soyons pas toujours d'accord avec les choix opérés par celui-ci. Par exemple la rencontre entre le jeune allemand et Freud, qui
dit à la fin de sa thérapie que sans lui "ce garçon serait peut-être devenu un boucher, un dictateur", c'est vraiment trop GROS, et il y çà et là d'autres idées du même genre.
En conclusion, même si plusieurs choix sont discutables (certains fantasmes de l'écrivain semblent se répercuter dans la fausse bio d'Hitler), on ne peut retirer à Schmitt tout le travail harassant
qu'il a accompli, et bien que l'écriture ne soit pas toujours fluide, c'est une lecture intéressante!
« Le 8 octobre 1908, Hitler est recalé à son concours d’entrée aux Beaux-Arts. Que se serait-il passé
s’il y avait été admis ? Tel est, en partie, l’objet de ce roman. Car Eric-Emmanuel Schmitt s’est amusé à mener de front deux biographies romancées, celle du dictateur Hitler et celle du
jeune Adolf H., admis au concours.
Nous suivons ainsi pas à pas leur double évolution, les chapitres alternant leurs vies qui se répondent en écho. »
8,5/10
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