Le rocher de Tanios ( Amin Maalouf )

Sur fond historique, le talent de conteur d'Amin Maalouf écrit la légende.
Ce roman a reçu le prix Goncourt en 1993 et contrairement à la majorité des livres primés par ce prix, celui-ci mérite sans contestation possible cette récompense.
On se laisse entraîner dans ce Liban qui dévoile plusieurs de ces facettes, par exemple culturelles, sociales, économiques et militaires.
L'auteur nous explique les traditions de ce Liban qui est une terre où toutes les promesses ne sont hélas pas tenues.
Bref, un agréable voyage au sein de l'Orient dans les années 1830 où les grandes puissances de l'époque comme l'Empire Ottoman, l'Egypte, la France et l'Anglettere convoitent ce beau pays.Un roman. Un vrai.
" Dans le village où je suis né, les rochers ont un nom.
Il y a Vaisseau, la Tête de l'ours, l'Embuscade, le Mur, et aussi des Jumeaux, encore dits les Seins de la goule. Il y a surtout la Pierre aux soldats ; c'est là qu'autrefois on faisait le guet lorsque la troupe pourchassait les insoumis ; aucun lieu n'est plus vénéré, plus chargé de légendes. Pourtant, lorsqu'il m'arrive de revoir en songe le paysage de mon enfance, c'est un autre rocher qui m'apparaît.
L'aspect d'un siège majestueux, creusé comme usé à l'emplacement des fesses, avec un dossier haut et droit s'abaissant de chaque côté en manière d'accoudoir - il est le seul, je crois, à porter un nom d'homme, le Rocher de Tanios... " Tel est le début de ce roman où le lecteur fera provision d'énigmes, d'émotions et de péripéties. On y rencontre, entre autres, un muletier savant, un cheik prénommé Francis, une prostituée géorgienne, un patriarche que la Mort attend, embusquée derrière le fusil du consul d'Angleterre, et cette femme, Lamia, qui porte sa beauté comme une croix.
On y rencontre, surtout, un jeune homme aux cheveux déjà blanchis, et qui devient, par hasard ou par fatalité, le héros d'une étrange légende. Le Rocher de Tanios est, enfin, un roman d'aventures et de fidélité. On y entend le bruit de ce destin qui " passe et repasse à travers nous, comme l'aiguille du cordonnier à travers le cuir qu'il façonne. "
Il y a Vaisseau, la Tête de l'ours, l'Embuscade, le Mur, et aussi des Jumeaux, encore dits les Seins de la goule. Il y a surtout la Pierre aux soldats ; c'est là qu'autrefois on faisait le guet lorsque la troupe pourchassait les insoumis ; aucun lieu n'est plus vénéré, plus chargé de légendes. Pourtant, lorsqu'il m'arrive de revoir en songe le paysage de mon enfance, c'est un autre rocher qui m'apparaît.
L'aspect d'un siège majestueux, creusé comme usé à l'emplacement des fesses, avec un dossier haut et droit s'abaissant de chaque côté en manière d'accoudoir - il est le seul, je crois, à porter un nom d'homme, le Rocher de Tanios... " Tel est le début de ce roman où le lecteur fera provision d'énigmes, d'émotions et de péripéties. On y rencontre, entre autres, un muletier savant, un cheik prénommé Francis, une prostituée géorgienne, un patriarche que la Mort attend, embusquée derrière le fusil du consul d'Angleterre, et cette femme, Lamia, qui porte sa beauté comme une croix.
On y rencontre, surtout, un jeune homme aux cheveux déjà blanchis, et qui devient, par hasard ou par fatalité, le héros d'une étrange légende. Le Rocher de Tanios est, enfin, un roman d'aventures et de fidélité. On y entend le bruit de ce destin qui " passe et repasse à travers nous, comme l'aiguille du cordonnier à travers le cuir qu'il façonne. "
8.5/10
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