Ensemble c'est tout ( Anna Gavalda )

Rien qu’en lisant le quatrième de couverture de Ensemble, c’est tout j’ai classé ce livre dans la série roman de gare ou roman à l’eau de rose, genre Marc Levy. Eh bien, c’est une agréable surprise qui m’attendait dès les premières pages. Une écriture légère, qui aère agréablement la lecture de ce livre de 574 pages lu en 2 jours tellement que je m’étais accroché à ces personnages tous aussi différents les uns des autres. Parfois on se reconnaît dans certains gestes, dans certaines attitudes soit de Camille, la peintre prodige, Paulette, la grand-mère, Philou, l’anachronisme ambiant et Franck, qui apparaît comme le petit merdeux dans les premières pages. L’évolution psychologique des 4 personnages est intéressante à suivre, chacun d’entre eux croyant au début qu’aucun des autres ne pouvaient ou n’essayaient de les comprendre, bref, ils étaient nés pour s’emmerder l’un l’autre.
« Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences… ».
A lire avec émotion, tout simplement.
" Et puis, qu'est-ce que ça veut dire, différents ? C'est de la foutaise, ton histoire de torchons et de serviettes... Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences... " Camille dessine. Dessinais plutôt, maintenant elle fait des ménages, la nuit. Philibert, aristo pur jus, héberge Franck, cuisinier de son état, dont l'existence tourne autour des filles, de la moto et de Paulette, sa grand-mère. Paulette vit seule, tombe beaucoup et cache ses bleus, paniquée à l'idée de mourir loin de son jardin. Ces quatre là n'auraient jamais dû se rencontrer. Trop perdus, trop seuls, trop cabossés... Et pourtant, le destin, ou bien la vie, le hasard, l'amour -appelez ça comme vous voulez -, va se charger de les bousculer un peu. Leur histoire, c'est la théorie des dominos, mais à l'envers. Au lieu de se faire tomber, ils s'aident à se relever. "
10/10