La mort d'Ivan Illitch (Léon Tolstoï)

Publié le par fafaragorn


La mort d’Ivan Ilitch… ça faisait longtemps que j’avais envie de lire un Tolstoï, car j’en entendais pas mal parler, à la bibliothèque, en cours de français etc. Bref un p’tit tour au Furet du Nord et hop, une nouvelle de Tolstoï sur les bras je suis reparti dans mon village paumé de Belgique, à 20 km de Tournai, à 10 km de Frasnes et à 15 km de Leuze ( je fais d’ailleurs partie des GPMREP ( Groupe Pour une Meilleure Régulation des Endroits Paumés ).
Ah oui Tolstoï… Une écriture qui se boit comme du petit lait, une narration claire, qui nous emmène en, en ? Ben en Russie ! ( vous êtes très fatigués je sais, juste la veille de la rentrée quoi de plus normal hein ).
Le thème principal de cette nouvelle est la mort ( quelle surprise !), et plus précisément de la peur de la mort, de l’incompréhension de la mort ( Pourquoi je suis malade ? Pourtant ma vie a été exemplaire, je ne comprends pas !), et qui met clairement en avant l’hypocrisie des gens genre : « Il est malade, il va sans doute mourir, ou ce n’est pas moi qui suis malade ! Eh, qui va le remplacer au tribunal ? » Etc. etc.
Une nouvelle à lire absolument, ne vous laissez pas rebuter par le nom de l’auteur, c’est vraiment bien écrit, bien enlevé, on suit vraiment le cheminement psychologique d’Ivan Ilitch en 3 grosses parties : la 1ère partie est la mort d’Ivan Ilitch vu par ses amis, la 2ème raconte la vie d’Ivan Ilitch, et la dernière montre le lent cheminement vers la mort, avec tout ce que ça implique pour le mourant ( sentiment de désespoir, d’espoir parfois, d’abandon, d’incompréhension etc. Tout est très bien rendu).
A lire attentivement !

" Tolstoï conte simplement l'histoire d'un homme qui, croyant avoir réussi sa vie, comprend, in extremis, qu'il est passé à côté, qu'il n'a pas vécu. Cette révélation jaillie de la douleur d'un corps malade qui décuple les forces d'un esprit soudain aiguisé, pose la seule question qui vaille : qu'as-tu fait de ta vie ?
A travers un récit constamment attaché à la matérialité des faits : la maladie, l'indifférence de l'entourage, la réussite sociale, Tolstoï compose un petit traité de métaphysique. Et s'il semble donner le dernier mot au désespoir, c'est pour mieux montrer la pitoyable royauté de l'homme qui a le pouvoir d'accéder à sa propre vérité. "


8,5/10
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Publié dans Livres

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A
vraiment pas mal! excellent même! surtout que je me disais "une histoire russe? ça va être compliqué" mais non, le tout est bien clair et intéressant, pauvre Ivan, mais quelle femme peu sympa, grrr
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