99 francs ( Frédéric Beigbeder )

Les 100 premières pages m’avaient emballé, malheureusement l’emballage se révèle peu soigné à la fin du récit. Autant les 100 premières pages sont intéressantes, ainsi que quelques passages-ci et là, autant les 200 suivantes ne respirent qu’un scénario boiteux, que l’auteur semble avoir écrit pour dire de dire qu’il y a une histoire.
Sexe, meurtre, drogue y sont présents à chaque page à partir de la 100ème, c’est vraiment très lourd. Lisez-les 100 premières pages, et abstenez-vous pour la suite.
« Un rédacteur publicitaire, c'est un auteur d'aphorismes qui se vendent." Octave, riche concepteur-rédacteur de 33 ans, se rebelle et s'insurge contre l'univers superfétatoire de la publicité qui brasse des millions d'euros en vendant des produits inutiles à de pauvres ménagères. Le rédacteur publicitaire détient le pouvoir absolu des mots et des formules lapidaires. Il suscite l'envie, influence votre inconscient et décide à votre place ce qu'il vous semblera indispensable d'acheter. À la recherche d'une pureté perdue, Octave écrit son livre pour détruire la publicité et se faire licencier.
Mise en abîme de l'acte d'écrire, 99 francs est une avancée narrative qui progresse au rythme de ses réflexions ironiques, de son existence régentée par l'argent, le sexe et la cocaïne. "Tout s'achète : l'amour, l'art, la planète Terre, vous, moi." Ce roman est une sorte de diatribe, de confession enragée scandée par des scénarios publicitaires qui interrompent savamment le récit, non sans dérision. Octave, lucide et critique à l'égard de ce système mercantile n'en est pas moins le jouet et le restera jusqu'au bout. »
5/10