Effroyables jardins ( Michel Quint )

Ce roman a 2 caractéristiques majeures : il est écrit d’une manière convenable, sans être le moins du monde extraordinaire de ce point de vue-là. Par contre, l’histoire en elle-même vaut assurément le détour par cette nouvelle ! Elle part d’un fait bizarre (le père clown), se poursuit par un récit original et se termine par des révélations inattendues (quoique, pas tout-à-fait inattendues ^^).
Une rapide/ bonne/ petite lecture !
« Un clown qui assiste sans manifestation aucune au procès Papon, un petit garçon terrorisé par le moindre bout de nez rouge ou par une perruque de même couleur… c'est le point de départ d'une histoire de mémoire. De celles qui nécessitent du temps pour pouvoir être énoncées et partagées. De celles qui partent d'une expérience individuelle pour parler d'une réalité collective.
"Que je te dise : la Résistance, on s'y est mis, les autres je sais pas, en tous cas au début…Comme si on serait allés au bal…" avoue Gaston au petit garçon. Le Gaston, c'est le cousin du papa ; et le papa, c'est celui qui terrorise son fils a vouloir jouer l'Auguste à tout bout de champ. Arrive le jour où le fils doit être "affranchi" et de l'origine et du sens de cet accoutrement que le père revêt sans talent mais avec un bonheur non dissimulé. Cette pitrerie : un acte de mémoire, un acte de déférence. Et le Gaston de raconter l'apprentissage de la Résistance, la capture, l'Allemand philosophe… A peine soixante pages et les vies sont rajustées, humblement, à leurs vécus.
7/10