Moderato cantabile ( Marguerite Duras )

Si vous lisez ceci, j’espère pour vous que vous savez qu’il s’agit d’un nouveau-roman, au même titre que les gommes d’Alain Robbe-Grillet. Le but de ce mouvement est de produire une nouvelle littérature en « cassant » les procédés classiques en imposant de nouvelles techniques : la description objective, l’impersonnalité des personnages, l’absence d’émotions, la répétition d’une même scène ou alors il y a de légères variations dans la scène répétée, ce qui est le cas dans moderato cantabile (modérément chantant, retenez bien ça !). L’histoire est souvent « circulaire », c’est-à-dire que le début du livre peut être égal à la fin du livre, et inversément. Si vous êtes hyper-cartésien, ne lisez surtout pas cela, car il n’y a souvent rien à retirer de ces lectures, sauf une vision négative et une critique de la société et d’une certaine littérature commerciale.
Sinon, c’est un bon nouveau-roman, même si il est pour moi inférieur aux gommes d’Alain Robbe-Grillet !
" Qu'est-ce que ça veut dire, moderato cantabile ? © Je ne sais pas. " Une leçon de piano, un enfant obstiné, une mère aimante, pas de plus simple expression de la vie tranquille d'une ville de province. Mais un cri soudain vient déchirer la trame, révélant sous la retenue de ce récit d'apparence classique une tension qui va croissant dans le silence jusqu'au paroxysme final. " Quand même, dit Anne Desbarèdes, tu pourrais t'en souvenir une fois pour toutes. Moderato, ça veut dire modéré, et cantabile, ça veut dire chantant, c'est facile. "
7/10