Lettres à mon père

Témoignage d'un fils qui perd son père auquel il est et reste très attaché, ça peut aider les personnes qui sont dans un cas similaire et on espère que cela n'arrive pas à soi-même ( pensée inutile ).
Mail envoyé à l’auteur, qui est mon professeur de religion et qui a eu la gentillesse de me répondre!
« On ressent bien l'attachement qui vous liait à votre père, c'est toujours dur de perdre un proche, et c'est encore pire lorsqu'il s'agit d'une maladie.
J'aurais quelques questions, auxquelles vous apporterez ou pas des réponses, enfin les voici:
- Vous affirmez n'avoir pas (plus) confiance en l'homme, mais avoir confiance en Dieu. Mais ne pensez-vous pas que si tout le monde commence à ne plus croire en l'homme, ce formidable être qui a la chance de pouvoir penser, la civilisation tomberait encore plus dans la décadence et que la solidarité entres les hommes disparaîtrait tout à fait?
« Croire en l'homme, celui qui va sur la lune? Et qui laisse mourir de faim.... Cette classe qui refuse de tenter une lettre de soutien pour Ingrid Bétancourt, comment croire en l'homme. Explique-moi !
Il ne reste que quelques tentatives isolés des hommes, qu'ils soient croyants ou laïcs, leurs investissements, tout le monde s'en tape, ou presque! »
- Vous affirmez que Dieu ne tue pas. Non, il ne tue pas lui-même, c'est indéniable. Mais les guerres de religion, les attentats commis en son nom (je ne parle pas des attentats que certains commettent en prenant Dieu comme couverture, alors qu'ils n'en ont rien à cirer de Dieu, ceux qui transforment Dieu en un dieu otage) sont autants de faits réels et abominables, peut-on alors réellement dire que Dieu ne tue pas?
« C'est l'homme qui tue au nom de Dieu; Dieu, Amour, ne veut pas de meurtre (de l'homme - tel le péché de Caïn envers Abel)) C'est donc l'homme qui, dan ses interprétations excessives et extrémistes qui crée les guerres. Les gens qui ont rencontrés Dieu dans leur coeur, qu'elle que soit la religion, sont des hommes de paix: Bichara Kader, pour les juifs, Danblon pour les laïcs... et j'en passe... »
- Un petit mot pour Raymond Devos, extraordinaire magicien des mots. Un de ses plus beaux livres est les 40ème délirants, absolument sublime et remplie d'une poésie, d'un infantilisme incroyable et génial.
« Tout à fait d'accord mais je préfère matière à rire - sa base. »
- Vous affirmez avoir peur de la mort mais ne pas avoir peur de mourir. Est-ce que vous voulez dire par là que vous avez peur de la mort des autres mais pas de la vôtre, ou alors vous avez peur de la mort en tant que fin, en tant que quelque chose de définitif, et pas de mourir en tant que processus? Ou autre chose?
« Non, j'ai peur de la mort car je ne sais pas ce que sais. Quand je le saurais, je ne saurais peut-être plus rien vu que je serais mort, on ne sait pas avoir peur donc de mourir, car, justement on y est. »