Le menteur ( Corneille )
Une très bonne pièce de Corneille, la première que je lis de cet auteur, et sûrement pas la dernière ! Molière a d’ailleurs avoué que son Dom Juan lui avait été inspiré par le menteur, et ayant lu les 2 pièces, je préfère de loin celle de Corneille, qui m’a semblée beaucoup plus rafraîchissante, beaucoup moins hautaine que Dom Juan.
Le protagoniste ne peut s’empêcher de mentir à toutes les personnes qu’il côtoie, ce qui va entraîner des situations assez cocasses, et un dénouement auquel on ne s’attend pas spécialement !
« Un jeune homme noble, Dorante, fraîchement diplômé et arrivé de Poitiers, part à la conquête de la capitale. Au cours d'une promenade aux Tuileries, il rencontre deux belles demoiselles, Clarice et Lucrèce, et se croit foudroyé d'amour pour Lucrèce. En réalité, il a été mal renseigné par son valet, et son élue a pour nom Clarice. De cette méprise initiale, naît un enchaînement de situations inextricables. Le menteur dessine le portrait d'un être persuadé qu'il ne peut séduire en étant seulement lui-même, qui s'invente un passé de soldat pour ne pas concéder qu'il n'a étudié que le droit, connaissant alors les vertiges et les jouissances d'un mythomane. Ses trouvailles sont aussi fulgurantes qu'intenables, puisque, emporté par son imagination, il ne se donne pas la peine de garder en mémoire tous ses contes. »
8/10
D'autres oeuvres de Corneille: Le cid