Hable con ella (parle avec elle)

Publié le par fafaragorn

   

    Un nouveau film d’Almodovar, vu après le très réussi Volver.
J’ai également bien apprécié celui-ci, qui traite d’un sujet très très délicat, le viol, et encore plus difficile à gérer, le viol d’une fille qui est dans le coma.                         Certains font un tollé en affirmant haut et fort que ce film est « malsain, » qu’il donne au violeur de la jeune femme comateuse une conscience, des raisons qui vont dans le sens du violeur, bref, qu’Almodovar approuverait le viol si celui-ci se passait dans les conditions qu’il a décrites dans son long-métrage.                                                        A vous de juger, mais je ne pense pas qu’Almodovar ait voulu justifier le violeur, il a tout simplement montré l’évolution psychologique du violeur, et les sentiments qu’il ressentait envers celle qu’il avait violée, ce qui en aucune manière ne justifie cet acte odieux et immoral.                                                                                                 Ce film est vraiment original, la façon de filmer du réalisateur Hispanique est douce et correspond tout à fait au canevas du film. Les acteurs jouent avec une sensibilité qui se ressent fortement à l’écran et qui participe activement à l’ambiance particulière du film.       
Il est à préciser qu’Almodovar est gay, ce qui explique sa fascination pour les femmes que l’on retrouve toujours dans chacun de ses films.
Pour ceux qui ont vu Volver, n’hésitait pas, sûrement un des meilleurs Almodovar !
« Benigno, un jeune infirmier, et Marco, un écrivain d'une quarantaine d'années, se rendent, chacun de son côté, à un spectacle de Pina Bausch, Café Müller. Ils sont assis l'un à côté de l'autre. La pièce est si émouvante que Marco éclate en sanglots. Apercevant les larmes de son voisin, Benigno aimerait lui faire part de son émotion, mais il n'ose pas.
Quelques mois plus tard, les deux hommes se retrouvent dans d'autres circonstances, à la clinique El Bosque, où travaille Benigno. Lydia, la petite amie de Marco, torero professionnel, est plongée dans un profond coma suite à un accident survenu lors d'une corrida. Benigno, quant à lui, est au chevet d'Alicia, une jeune danseuse également dans le coma.
Lorsque Marco passe à côté de la chambre d'Alicia, Benigno, sans hésiter, s'approche de lui. C'est le début d'une grande amitié quelque peu mouvementée. »
8,5/10

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Publié dans Films

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B
Ce film est magnifique, un réel bijou, à voir de toute urgence. Je l'ai vu il y a un paquet de temps dorénavant, mais je me souviens toujours de scènes telles que le film que raconte Benigno à cette Alicia comateuse, superbe extrait interprétable à nombre de degrés, ou tout bonnement à ne pas interpréter pour profiter plus longtemps de la poésie et de l'image, très douces, développées par Almodovar. A voir de toute urgence, je plussoie.
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