
Le deuxième tome de la saga Mallaussène, toujours aussi bien narré par Daniel Pennac dans cet univers complètement fou qu’il a inventé et qui est vraiment formidable à imaginer ! Meilleur que le premier qui était déjà pas mal, n’hésitait pas à le lire !
" Si les vieilles dames se mettent à buter les jeunots, si les doyens du troisième âge se shootent comme des collégiens, si les commissaires divisionnaires enseignent le vol à la tire à leurs petits-enfants, et si on prétend que tout ça c'est ma faute, moi, je pose la question : où va-t-on ? " Ainsi s'interroge Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel, payé pour endosser nos erreurs à tous, frère de famille élevant les innombrables enfants de sa mère, coeur extensible abritant chez lui les vieillards les plus drogués de la capitale, amant fidèle, ami infaillible, maître affectueux d'un chien épileptique, Benjamin Malaussène, l'innocence même (" l'innocence m'aime ") et pourtant... pourtant, le coupable idéal pour tous les flics de la capitale.
9/10
D'autres livres de Daniel Pennac: Chagrin d'école, Comme un roman, Au bonheur des ogres, La petite marchande de prose, Aux fruits de la passion