Aux fruits de la passion ( Daniel Pennac )
Un nouveau tome qui continue ainsi la saga des Malaussène. Alors, à nouveau un pari gagnant pour Pennac ? Clairement non. On retrouve toujours l’atmosphère Malaussèniens, caractéristique avec toutes ces choses que l’on accepte, justement parce qu’elles se passent dans la tribu de Belle-ville. Mais ici, en changeant complètement la personnalité profonde d’un de ces personnages bien ancré dans la série, Daniel Pennac a largement dépassé une limite qu’il ne devait pas dépasser ; on passe d’une Thérèse aussi sentimentale qu’un frigidaire (son maintien lui est également proche), et qui croit dur comme fer en ses étoiles à une Thérèse qui va devenir une bombe physiquement et qui va en gros mettre tous ses préjugés in the basket. Jusqu’à ce tome l’auteur était parvenu à nous faire avaler d’innombrables situations toutes plus invraisemblables les unes que les autres, mais ici en touchant à la nature profonde d’un personnage qu’il avait lui-même archéotypé, la magie des Malaussène n’opère plus. Cet effarant changement de personnalité démontre clairement que Pennac rame pour trouver de nouvelles idées. Il est peut-être temps de s’arrêter là et de ne pas faire dans le « commercial » comme vous le dénoncez si souvent Mr. Pennac…
Bref, extrêmement déçu par ce livre, que je déconseille fortement si vous ne voulez pas abandonnez la série sur une mauvaise impression.
« Sensation dans la tribu Malaussène : Thérèse est amoureuse ! Thérèse la cassante ! Et de qui ? D'un conseiller référendaire à la Cour des comptes, un dénommé Marie-Colbert de Roberval. »
2/10
D'autres livres de Daniel Pennac: Chagrin d'école, Comme un roman, Au bonheur des ogres, La fée carabine, La petite marchande de prose,
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