Les chaises ( Ionesco )

Je situe cette pièce au même niveau que la leçon, et même légèrement en dessous. L'idée de base (faire intervenir des personnages invisibles, montrer un vieux couple qui veut faire passer un message universel au moyen d'un orateur...spécial)est intéressante, mais c'est vraiment trop, même en sachant que Ionesco fait exprès d'écrire des pièces destructrices notamment au niveau de l'histoire, c'est dur. Trop, même pour quelqu'un habitué à son style et qui normalement l'apprécie. A passer.
« LE VIEUX : Il y avait un sentier qui conduisait à une petite place; au milieu, une église de village... Ou était ce village ? Tu te rappelles ? LA VIEILLE : Non, mon chou, je ne sais plus. LE VIEUX : Comment y arrivait-on ? Où est la route ? Ce lieu s'appelait, je crois, Paris... LA VIEILLE : Ça n'a jamais existé, Paris, mon petit. LE VIEUX : Cette ville a existé puisqu'elle s'est effondrée.. C'était la ville de lumière puisqu'elle s'est éteinte, éteinte, depuis quatre cent mille ans... Il n'en reste plus rien aujourd'hui, sauf une chanson... »
3/10
D'autres pièces de Ionesco: La cantatrice chauve, La leçon, Le roi se meurt, Les chaises, L'impromptu d'Alma, Macbett,