Orange mécanique
Film original, de par son thème (l'hyper-violence), son scénario bien ficelé comme les mouvements maîtrisés de la caméra, on sent l'expérience du réalisateur (Kubrick) derrière. Bilan contrasté pour ce film dont le premier quart est extrêmement violent, le réalisateur montrant la violence dans son entièreté, ne compter pas sur lui pour détourner la caméra ou utiliser un subterfuge pour atténuer le choc d'un viol, il vous sera montré entièrement sans faux-semblants. Le reste du film est consacré à l'incarcération d'Alex pour meurtre, et à sa rééducation, par la prison d'abord, et puis ensuite avec ce fameux programme du gouvernement qui consiste à transformer en 15 jours un criminel en gentil mouton bêlant. On suivra enfin le garçon à sa sortie, « reprogrammé » et essayait de réintégrer la société. Personnellement je comprends la position de Kubrick par-rapport à la première partie du film: en montrant l'hyper-vilence sans complaisance, il marque les esprits, et permet de mieux comprendre la rééducation de son personnage et les conséquences qui vont en découler. Un film à déconseiller aux plus jeunes et aux âmes sensibles, film dur, mais ô combien le reflet de notre société (les thèmes de la violence et de la manipulation sont très bien traités).
7/10