Dorian Gray ( Oscar Wilde )
Un excellent livre, qui n’est pas si facile à lire qu’il ne le paraît et qui est beaucoup, mais alors beaucoup plus complexe qu’on ne le croirait en lisant le quatrième de couverture. Les concepts et les idées philosophiques sont légions et traversent tout le livre, et si l’on veut vraiment se « repaître » de l’écrit de Wilde, il faut s’accrocher ! Des thèmes aussi différents que la jeunesse Vs la vieillesse, la beauté, l’amour, les arts, la femme etc. sont présents dans le roman.
A lire, mais en sachant à quoi l’on s’engage ! (Un livre que je relirai sûrement en ayant plus d’expérience)
« Un jeune homme très beau est affranchi par un Lord (Henry donc) qui l’initie à la duplicité. Un peintre Basil Hallward, fasciné par la beauté de Dorian, peint son portrait et lui offre en hommage à sa jeunesse. Dorian passe alors un pacte faustien tronqué (pas de diable au coin du bois) et fait le vœu de conserver son éternelle jeunesse, invitant le sort à faire vieillir le portrait peint par Hallward à sa place.
Le pari fantastique fonctionne au-delà de ses espérances. Dès lors, Dorian s’abandonne à la corruption, le physique immaculé et la jeunesse acquise tant que le portrait sera à l’abri. Il fraye avec la canaille, brise le cœur de la préraphaélite et sublimement sotte Cybil Vane, jeune actrice qui se suicidera de désespoir, prend de la drogue (opium), baise autant qu'il le peut (très chastement dans le livre, nous sommes au XIXème siècle) et fait les 400 coups. »
8/10