Mort d'un parfait bilingue ( Thomas Gunzig )

Un roman particulier, avec un titre accrocheur en regard de l'actualité belge, mais pas de bol si le titre vous donnez envie de lire ce livre, car il n'a aucun rapport avec l'histoire! Ce roman met en lumière la puissance des médias, la manipulation du public, du peuple sans aucun remord par de puissants businessmen. La guerre des audiences notamment avec une émission de télé-"réalité" particulière, une chanteuse célèbre mais déprimée, un commandant assassin, et le "héros". N'est pas sans rappeller l'Acide sulfurique d'Amélie Nothomb, mais est néanmoins complètement différent. Le ton est constamment ironique, et Gunzig livre une critique de la société au travers de son bouquin sans pour autant oublier la narration du récit.
« Maintenant on se demandait vraiment quel effet pouvait bien faire une balle dans le ventre ou un éclat d'obus dans la figure. On se demandait comment c'était une vie sans jambes ou sans bras, une vie à plus rien y voir et enfin à quoi ça pouvait servir qu'on se les gèle, qu'on nous réveille à des heures impossibles, que les camions militaires soient aussi pourris, si ça aidait à gagner la guerre ou si c'était juste à l'image de l'univers, nul du centre à la périphérie. »
7/10
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