La sieste assassinée ( Philippe Delerm )

Tout d'abord, j'ai été déçu de ce Delerm-ci, qui dans la forme ne diffère pas des autres, ce sont toujours des petites descriptions d'objets, d'actions et habitudes que le commun des mortels a, mais je n'ai pas retrouvé l'efficacité et l'émotion qui sont toujours présentes lors de la lecture d'un Delerm. Préférez un autre livre du même auteur!
'Mais la minute qui compte, c'est tout à la fin. Le coiffeur vous a délivré du tablier de nylon, qu'il a secoué d'un seul coup. Et l'instant redouté arrive. Le coiffeur s'est approché de la tablette, et saisit un miroir qu'il arrête dans trois positions rapides, saccadées : sur votre nuque, trois quarts arrière gauche, droite. C'est là qu'on mesure l'étendue du désastre... Oui, même si c'est à peu près ce qu'on avait demandé, même si l'on avait très envie d'être coiffé plus court, à chaque fois on avait oublié combien la coupe fraîche donne un air godiche. Et cette catastrophe est à entériner avec un tout petit oui oui, qu'il faut hypocritement décliner dans un battement de paupières approbateur, parfois un 'c' est parfait' qui vous met au supplice. Il faut payer pour ça.'
6/10
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